08.05.2009
A mi-parcours
Introduction
Prise un jour, jouant l'eau de la rivière de peau qu'un glissant serpent d'acier vert à ce puissant amant martela d'étoiles - à ce front d'ivoire... je décrivis, par son aspect - la couverture triangulaire de ce brillant de foi qui a fait l'eau.
La loi venue d'ailleurs s'épandait encore en des bras que j'aimais, tandis que l'amour d'un jour fuyait son tour, une gorge nouée douloureuse et sa note tenue d'infinies paroles amères...
J'aurais pénétré l'endroit plaisant au dieu rallongeant notre ciel de quelque décennie, sans le sourire envieux de la mort joyeuse jaloux de la séquence à deux tressant des peines comme amoureux du parler doux de duveteuses soies animales.
Je choisis au caillou du trois de lier secousse et tendre émoi, puisque ce barbare édenté - courant des bois à sa perte - la mienne absente, je buvais au courant des trois ajouté - succédant à cet autre détroit...
La danse longue, ronde - j'applaudis pour toi, et toi seul - le dieu pour l'homme, et pour celui que j'aime... l'une des pierres qui grondent sous ce jeu d'eaux miséricordieuses.
A nous, donc - aux autres...
...
I
L'abus du maître...met à l'envers ce corps.
Tu sieds, tu ne sais pas.
Tu dois, ne le dis pas.
La blessure est ce qui te sauve d'un nouvel aurevoir.
"Je sais où dans ton coeur puiser la dime faisant régner l'erreur", dirait-il magnanime - le maître en foi !
Seul, est un maître nu, cratère de mue sans âge... sevrage de nos rues...
A la question "qui suis-je ?", je répondais
comment il servirait de le savoir sans connître mon nom...
Grande paresse de qui s'en est allé quêter l'Amour...
Passer par le plaisir pour accéder à l'être...
Commencer d'écrire un poème à travailler,
en traduire les idées maîtresses...
Plus besoin de coussins, ni de parade, la porte refermée, il cède là où l'appréhension physique masquait la peur plus spirituelle : sa nature... Embrasse-moi, emmène-moi - aux mains sales - écoeurée, l'amour brassé, regard poilu, sourcil félin exorbité de singe, désir moribond - meurtrière - vague et trépas anguleux blasphémant tes pas... Ne m'oblige pas, mais sauve-toi : ils viendront protéger ton souffle... Il ne voit pas. J'oublie, face à l'amplitude couvrant gêne bourgeoise et vers éjaculés quadrillés des faits mal armés de notre courage des mots malhonnêtes. Ouvrage catin, experte en lendemains de femmes assorties utérines : paradoxal, amical, oral, peureux, moral - amour au féminin désireux du lien. Plus bas : au romarin épris de repentir : "Reviens, reviens, demain...". Cet amour - au pré des verbes mensongers épargnait le regard sulfureux du seul amoureux combattant l'heure duelle - d'une plainte et sosie - chantant, quand vous parlementiez - riant, quand vous émerveilliez, égoïstement travestie... sa maison faille au plebiscite.
Le jour est aujourd'hui celui d'hier...
...
XL
Vêtu du bleu d'orange, à votre peau grainée, que je malaxerai humide, étage en transition du mot sauvage, à l'ex voto maussade d'une histoire debout, tendresse aux à-côtés, feux vos miroirs à mon salut courtois, ma main soumise à ma jouissance en vous règne là-bas.
La bouche au coeur, vos paroles à moi soufflent de leur voix double l'erreur. Contraint par vos doigts, le feu en loi frigorifiée, fort du songe qui vit en moi, partage déjà scarifié ce nuage d'amour sublimé me laissant dévoré, mais sucé par le goût ambré d'un jour à la vedette aux quatre tours d'éternité.
Combien est lourd celui qui te porte à mon Amour à ce détour d'une rue, je le vois qui t'emporte à cet efant de suie calibré par l'ennui aux lenteurs océanes, qu'une idole de buis écartèle en quartiers tandis que moi, je me demande à le suivre comment l'adopter.
La course des baisers volés, à cet écart chevaleresque, j'entraine ma bride vers sa vague désenclavée, pour un visage à la crinière de ligne d'eau transpercée. Mon âme de silence, sa parole de trame, sa guise de semence à la mienne de lame, au fond, serions-nous flamme ?
Temps éteint du jour ancien, bénédiction des tombes, rape, lape, flèche, lèche, feu du nom d'indigène vertu à l'arbre de couronne une enseigne échancrée de l'arbitre au blasphème qui vient.
Le recueil étanche étouffe la voile éclaircie de leurs angles, ancrage à la plume admirable où je pends immondice effaçant le sable qui servait au vice, oubliant le monde et le fils sans que jamais glisse à ma gorge le collier qui se tisse en calice.
Un sexe qui pénètre ronge et range édifice d'audace requise à de nouveaux supplices. Mes peurs auront séché son oeil rougi par la brise des cieux, corsettant le dieu sincère que j'étais en colère du dessein des adieux au choc maléfique.
Accouplée à mon chemin de trève, sa vie espère en d'autres temps que des mots la révèlent au coeur de mon amant. Je n'ai rien à dire, rien à montrer, ni à aimer, tout à donner.
Je m'interroge à ce paradoxal échange où d'aucuns seront autistes... et ne l'apparaîtront pas.
Je ne comprends, ni ne conçois que d'autres - ou certains...
aient à supporter l'héritage de quelque trou dans l'atmosphère - et du language humain ?
Je crois bien que cela est très lourd à porter !
Depuis quand l'enfant vivait-il sa nuit ? Une nuit le jour ? Ce capricieux enfant qui n'attendrissait pas dérobait des anneaux. Ses voeux trop tendres seraient agneaux sacrifiés à l'orifice ouvert des mots factices... Les mots qui ressuscitent - plus jeunes encore ! - légitimes - légaux - nous feraient faire le tour de leur doux hémicycle maintenant leur niveau... Je ne pourrai porter une charge à l'épaule ayant su exprimer le placenta du sans courage - ignorant la raison à aimer une vie habitée du sens de ton effort vivant de l'intérieur ta douleur crue unique. Ignorait-on seulement l'heure advenue qu'on avait attendue taisant alors l'erreur vécue ? La rencontre de l'homme exilé, blessé, imposé, n'est pas le mensonge d'une parturience à la vérité peu voilée, mais bien souvent l'absence d'une femme qui tut le rêve de la fée frôlant sa médisance...
J'aime ici sa faim de lui en moi...

08:28 Publié dans Volatile | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, marie-gabrielle montant

