08.05.2009
Agathe Are
...
Agathe Are : - Pauvres et puissantes, sont vos larmes...
Jeune Ami : - Elle a écrit !, elle a osé écrire !
Agathe Are : - Et vous envahissez ces lieux.
Jeune Ami : - Rictus à la forme légère... mieux. Vomissure des dents à la prière (votre chasse gardée : tenez, vous y entrez d'un courage oublié). Votre victime est nette - éloignée du risque, tel amant amoureux - d'une pitié sans faille : "je vais aimer la perspective, en révisant les angles morts, mon Amour..." (j'ai volé dans vos ailes !). Rebours d'un verbe - regard exorcisé. Vous riez d'un air tendre - je suis, - en étant muet. Tant d'amour ? Lisez, ce qui vous vient exprès - pour la foi de vos pères, dans une simplicité vraie...
Agathe Are :
"Agathe Are se lit comme ce patchwork du passage poétique dont je ne reviens pas, offrant d'y trouver de meilleurs commencements. Vous - les yeux de biseaux - montrez-moi ce chemin, fréquentable : je veux y souffrir les caresses, et conduire - votre peuple, au roi... j'aime avant tout écrire - fichant les contradictions... debout - assise, ou rien derrière - j'ai besoin de faire l'amour. Vous m'avez avertie - que je serais - peut-être, celle dont vous avez besoin - pour consumer, quoi ! - l'ardeur de vos vingt ans ? Ce balbutiement est erreintant : je veux un homme... ouvert... à la parole... des autres... un mec... s'offrant, à - soi ?
Ô mon Amour... des bas de soie qu'on jette
Ô Tourterelle... au ventre lourd
Sois donc tournée !
Vanté l'atour litigieux !
Et velu ton retour !
Ô absence, cadence de ma vengeance !
Tu mentirais son coeur...
Je vomirais le sien...
Et nous vivons quand même ?
Vous osiez l'ombragée : je suis ici dans l'idée seule de plaire : Agathe Are : poète en atmosphère. Robotisée, a traduit juste - dévissant l'esprit - promis d'y faire un axe de vies demeurées un enfer... Aura livré, sans vos pardons - la guerre de drus calices - parfaitement développés. Mesurez, le premier - cet effet - de l'étoffe - parée - pour vous - de son coeur - ouvragé - puisqu'enfin, vous lisez ?
Je pose ma langue - sur un désir de fourche, mon âme - réduite, tandis que, de sa trace - associe, ventre - et sein - coeurs au dos, de ce qui contient, le beau moellon - offert de boire, à l'ongle d'une proie, giflant - la griffe - au visage, de traits - silencieux. J'ai besoin... du pardon.
Because it's you.
Because it's me.
Allez, mon Frère... allons, Grand coeur Sauvage ! Nous partons - tous les deux, au revers de ma page - bénis du seul désir de vous, dont la voix suffit même à mentir à ce fou qui dit de l'anathème - qu'il est - Amour de tout... Lisons des pages écrites, échappons au détroit volage, et quittons ce malheur - étant, toi et moi - nous ?"
Jeune Ami :
Voilà ce que l'infidélité rend possible impossible : je dis que l'on n'oublie jamais. Et puis la douceur d'élan chère - préservée, nous sommes le propre voyeurisme - queue de je m'en fichant des survivances à l'autre - base et menton des mots, demeure en fonds... Il arrive de connaître un avis de l'ordre du sensible - non pas du monde... Onde au plaisir - et le nôtre - et le mien - qui n'est rien sans la retrouvaille, éternité perdu d'un temps des inductions - coulant source au savoir. Et sans vous ?, à la question du tort ? du vrai baiser...?
Je vous salue Marie - pleine de place, le Seigneur est entre nous, vous êtes bénie dans toute femme, et je suis avec vous. Est-ce un homme de Dieu - un homme, ou Dieu - qui ressuscite ? Les mots sont un secours à l'âme solitaire. Point de ces forces - en eux, mais de sa rime, en feu... étant un seul recours au Père. Je crois en Dieu - manifeste... Votre contact me satisfait. J'étrangle un peu seulement les pages. Jeune Ami au sein de cet âge - je garde un espoir qu'elle se confie en moi. Je suis le sens et l'axe, ou la géométrie, l'amour, le doux et le sauvage.
Elle a dit oui à l'embarras de gardes - au fort qui manifeste, mais à l'ennui. Je dépose ici qui s'y est retenu de droit, mots entiers. Ma réflexion est tendre - l'histoire morte. Elle est ce qui se voit, je suis ce qui se vit d'étrange. Le temps continue son vaste empire - qui nous achève. Nous aimons, soyeux aimants de rires anciens. Je n'aime pas ça, je l'aime elle. Nous saurons taire et croire toujours - rien dire, et nous défaire de la croûte océane... Si la machine allait ralentissant - mes nerfs seraient à vif, car j'en suis dépendant.
...
Jeune Ami :
Echouer : manquer la station des ténèbres et partir d'un grand rire caverneux. Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! La peau ?, de quoi !, douceur calibrée d'un faux débit. Les mots d'ici ne viendront plus, mon ange - ni ton ardeur à l'écoute de ton enfer des jours qui passe. Les mots qui t'ont livrée t'auront perdue aussi bien que la vie qui t'enchante en lie des autres. L'inspiration de la transmission bandera cette arme, de ce que tu sais, de ce que tu en sais maintenant d'un autre. Ce que tu lui auras livré de toi - la manche dans ta main, ma partie reportée toujours au refrain de la vie, ou de ta mort...
Agathe Are :
- Chez moi, il y a un radeau...
- Un radeau ? Mais où diable habites-tu ?
- Chez moi... où il y a un radeau.
- Il ne faut pas dire que chez toi, il y a un radeau... ce n'est pas juste, ça !
- Pourquoi ?
- Parce que tu habites sur ce radeau, n'est-ce pas ?
- Non ! Chez moi, il y a un radeau.
- Allons, décris-le, ce radeau...
- Il est carré, avec des troncs d'arbres attachés par une corde solide et néanmoins...
- Néanmoins...
- Il n'est pas à moi.
- Tu veux dire que tu n'y vis pas ? Qui s'y trouve alors ?
- Personne.
- Ecoute, je ne te comprends pas...
- C'est pourtant simple...
- J'essaie, tu sais ?
- Je sais.
- Alors, dis-moi où tu habites, à la fin ?
- Chez moi, où il y a un radeau !
- Oui... ça je l'ai compris, mais...
- Qui habite ce radeau ? Je te dis qu'il n'y a personne à bord !
- Et toi, où habites-tu ?
- Je ne sais pas.
- Tu as bien un endroit où dormir, tu ne te souviens pas ?
- Chez moi, il y avait un radeau...
- Il est parti ? En voilà une bonne nouvelle !
-...
Jeune Ami :
Oui.

14:05 Publié dans Volatile | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, marie-gabrielle montant

